02 février 2006

qu'est-ce que tu veux faire quand tu seras grande?

Question à laquelle je n'ai jamais répondu étant petite, et à laquelle je ne peux toujours pas répondre en étant grande. Et oui, je n'ai jamais eu d'idées précises ni de rêves particuliers qui auraient pu se transformer en vocation : là où certains veulent être pompier ou maîtresse d'école depuis leur plus jeune âge, moi je nage encore dans le flou.
Et pourtant, je fais des études. Et je suis, tout de même, à un niveau pas trop mal (bac+4) où je pourrai avoir les idées plus claires : eh bien non ! ! ! ! C'est ça la vie d'étudiant. Faire tout et n'importe quoi, mais très peu d'intéressant et de concret.
Je ne crache pas dans la soupe complétement. Je suis ravie d'avoir pu faire des études, car c'est loin d'être financièrement et moralement encourageant. Mais ayant déjà testé deux places de vendeuse, une dans la bouffe, l'autre dans les fringues de gonzesses en chaleur, j'enviais toujours la rentrée en me disant : "tu as un but, et surtout le choix de faire autre chose que de moisir pendant 40 ans de carrière à vendre de la merde en étant exploitée et sous payée".
Mais j'ai l'impression que la faille du système universitaire est plus grosse que je ne le pensais ou bien, elle se creuse de plus en plus. Ce n'est pas normal de ne pas voir d'idées. Comme il est aussi anormal que de nombreux diplômés bac+plein d'années soient à l'ANPE.
En fait ça me dégoûte un peu. Car même si on finit avec un dossier et un diplôme "en béton", on sera au même niveau que les autres : peu ou pas reconnus et en galère surtout. Ce n'est pas normal de se poser encore toutes ces questions, de ne pas y répondre et de ne pas pas pouvoir se projeter dans l'avenir.

3 Comments:

Blogger Uld said...

Je vois ce que tu veux dire... qui suis-je et que dois-je faire pour remplir ma vie de la façon la plus socialement adaptée possible.. Je crois que cette année est l'année où on se pose ces questions. Je ne prétends pas avoir de réponse, ni pour les autres, ni pour moi, mais j'ai envisagé les choses sous un autre angle, et peut-être cela t'aidera. A t'ouvrir les veines ou à trouver ta voie, ça je n'en sais rien.
Le problème de notre merveilleuse société, c'est que l'on nous fourre dans le crâne ( et ce, depuis notre naissance) l'idée que nous devons trouver une voie, un chemin, un boulot parfait, correspondant à notre caractère, et nous permettant d'acheter du dentifrice, un costard ou la dernière Clio. Le hic, c'est que cela n'existe pas. Dans un monde parfait, nous aurions tous une place à occuper, et nous le ferions. Mais le concept du "je ne sais pas qui je suis, ce que je fais là, ce que je dois faire" c'est une énorme connerie, destinée à nous faire payer nos impôts et le crédit du 3 pièces/garage/terrasse.
La vérité, c'est que nous ne sommes rien. Nous n'avons aucune raison d'être sur terre, et cela nous angoisse à tel point (pourquoi tout ce vide dans nos existences?) que nous cherchons désespérément les petits cubes qui vont combler les vides. Ou nous les inventons. Ces petits cubes s'appellent carrière, famille, amis, but, art, convictions, religions, théories, shopping...
Comme notre existence à tous est un hasard ( et selon moi les questions genre "qui suis-je" perdent ainsi leur sens), que notre naissance, notre vie et notre mort ne riment à rien, ça nous fait chier, donc on se crée des buts. Des buts comme "quel est le boulot de mes rêves?". Total des courses: on croit que dans la vie tout va tomber tout cru, et puis on grandit, on se rend compte que c'est pas vrai, et pire, on finit par réaliser que l'on est fait pour rien.Je vais te révéler un secret:le boulot idéal N'EXISTE PAS!!! Tu me diras: pourquoi faire des études dans ce cas? Juste pour avoir un peu plus de fric quand je ferai le boulot de merde. C'est tout.
Ne cherche pas un but philosophique à ta présence sur terre, dans ce corps, cette vie etc. Tu serais déçue. Si quelqu'un nous a placé là, il nous a oublié depuis longtemps. Et si nous avons été crées par mutations génétiques ( quand même plus réaliste comme hypothèse) le fait que nous soyons doués de cette capacité à tout remettre en question est une tare, qui nous pourrit la vie. C'est ce qui pousse les gens au suicide.
Désolée c'est pas très rassurant. Mais personnellement je préfère ne pas avoir d'illusions. On sait jamais, je pourrais avoir une bonne surprise.

Quoi que.

02 février, 2006 11:18  
Blogger Cath said...

c'est vrai que ce n'est pas tout joyeux tout ça, mais c'est la triste vérité. tu as bien raison, tout sera toujours pourri, sauf que l'on en aura parfois moins l'impression. c'est dur la condition d'être humain, c'est dur de penser quand tout s'écroule ou que rien n'est positif.
en tous cas, c'est loin d'être la première fois que je me demande ce que je fais là...et malheureusement, ce n'est aps la dernière.

09 février, 2006 11:55  
Blogger Fred Simpson said...

tiens, ton article aurait pu figurer en bonne place dans le courrier international de cette semaine, consacre a la "generation low cost". ca va tu n`as pas 29 ans tu as le temps de te retourner, de t`adapter a une situation dont tu prends conscience; et te garder/prevenir d`illusions.

17 février, 2006 21:42  

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